Le Piano de Vincent
A PROPOS DE VINCENT CAPUCIN

A PROPOS DE VINCENT CAPUCIN

Le piano, je suis tombé dedans quand j’étais petit, en entrant à 3 ans en ENM pour être formé entre 1980-1990 par Marie Claude Equoy, alors assistante de Dominique Merlet au CNSM de Paris . Une formation technique et exigeante que je loue aujourd’hui mais qui a nécessité du temps à intégrer afin de l’apprécier à sa juste valeur. Pour ce faire, il m’a fallu notamment un passage par le jazz et l’improvisation avec Julio Laks ainsi qu’une évolution de mon rapport au clavier grâce au contact de musiciens comme Jérôme Granjon et Cyril Huvé. La pratique de la musique de chambre dans la classe de Raphaël Pidoux a également contribué à mon épanouissement musical.

Après une dizaine d’années de travail pianistique et d’enseignement de la musique, je décide en 2002 de reprendre des études de gestion et deviens expert comptable. C’est un choix difficile que je dois me résoudre à faire. Ma pratique du piano est existentielle, elle est devenue mon gagne pain et les premiers symptômes d’un canal carpien s’annoncent… il me faut un plan B de vie. Même si mon gagne pain a changé, l’importance existentielle du piano est toujours la même. Durant mes dix premières années de carrière en cabinet d’expertise comptable, l’essentiel de mon temps libre se partage entre le piano de mon salon et ceux du conservatoire dans lequel j’ai grandi.

C’est à l’arrivée de mon premier enfant en 2015 que mon piano prend le second rôle dans mon existence. Je lui redonne vie essentiellement pour endormir mon fils avec des berceuses. Je me concentre alors sur mon activité professionnelle, intègre un groupe coté et file le parfait amour avec la voie du burn out… jusqu’en mars 2020, date où le monde s’arrête. Je replonge alors comme jamais dans cette passion et je me fais opérer du canal carpien aux deux mains en 2022. C’est en constatant la vitesse de ma renaissance pianistique et de ses incidences sur mon bien-être physique et psychique que je décide d’en faire un nouveau coeur de vie : partager ce bonheur, l’expression artistique et pianistique dont la source est en chacun de nous.

C’est au travers d’un travail centré sur la détente et la souplesse que je conduis aujourd’hui les pianistes et artistes à développer un rapport aiguisé et maîtrisé entre l’oreille/l’esprit et le doigt/le corps. C’est ainsi, à travers cette pratique, et par le biais de la gestion émotionnelle, que le musicien parviendra à ses fins musicales, humaines et existentielles. Car le geste s’apprend, mais la musique s’écoute de l’intérieur….